Lettre de soutien de M. Michel Bailleul

Michel BAILLEUL
Docteur en histoire d’outremer
Membre du comité scientifique

Moorea le 16 octobre 2018,


Mesdames, Messieurs,

Je ne peux qu’être ravi du projet de classement du ‘ori tahiti au patrimoine immatériel mondial de l’UNESCO peu de temps après la parution de la brochure dont je suis l’auteur et dont vous trouverez une image de la couverture ci-dessous.


Le ‘ori tahiti - la danse tahitienne - pratiquée, admirée, imitée un peu partout, a surmonté bien des vicissitudes. Expression naturelle d’une communauté insulaire méconnue du reste du monde, elle dut subir à la fin du XVIIIème siècle les assauts destructeurs de ce dernier. Mais ni les interdictions prononcées par les missions religieuses, ni la pruderie de l’administration coloniale ne vinrent à bout de cette pratique, ni ne réussirent à éradiquer des mémoires d’une part les codes la régissant, et d’autre part le souvenir du plaisir ressenti lors de ces comportements festifs.
Par le biais de la fête du 14 juillet (laquelle, à Tahiti, durait plusieurs jours) à partir de 1881, puis de la fête de l’autonomie à partir de 1984, le ‘ori tahiti est redevenu un élément à part entière de l’art de vivre d’un peuple affichant fièrement son envie de montrer au monde ce qui lui est propre.
La renommée du ‘ori tahiti fait qu’il risque d’échapper à ses concepteurs. Une reconnaissance de ses origines et de ses spécificités réjouirait toutes celles et tous ceux qui, à Tahiti, verraient ainsi assurée sa légitimité internationale.
Merci pour votre action qui fait connaître et préserve le patrimoine mondial.

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